“Climats” 2018-01-18T10:52:44+01:00

Textes “Climats”

AUTEUR : Serge Balcon / Ref SACEM : 3404354011

Doo dodoo . . .  doo dodoo . . . doo dodoo . . .

J’erre dans les mots de Morrison
This is the beat génération
et sur la route de mon spleen
le Monde devient soudain futile . . . Je traîne !

Je tourne les pages d’un melting pot
Che Guevara, Truman Capote
P’tit déjeuner chez Tiffany
faut que j’me trouve une petite amie . . . Je traîne !

Je traîne mes failles
Walk on the wild side
Dans une errance de Lou Reed
Une nuit livide
Une nuit livide

Doo dodoo . . . doo dodoo . . . doo dodoo . . .

Les couleurs d’Andy Warhol
peuplent ma tête de rock & roll.
Un S.L.C sur formica
Le bruit lointain d’une vespa . . . Je traîne !

Qui a tué John Fitzgerald
pas moi j’étais sur l’île de Wight.
J’ai comme une envie de siffler
Il a neigé sur yesterday . . . Je traîne !

Je traîne mes failles
Walk on the wild side
Dans une errance de Lou Reed
Une nuit livide
Une nuit livide

Doo dodoo . . . doo dodoo . . . doo dodoo . . .

J’ suis Alexandre dans l’archipel
mais mon goulag veut du gospel.
Egaré dans un scopitone
j’erre dans les mots de Morrison . . . Je traîne !

Je traîne mes failles
Walk on the wild side
Dans une errance de Lou Reed
Une nuit livide
Une nuit livide

Doo dodoo . . . doo dodoo . . . doo dodoo . . .

Les : Doo dodoo . . . s’inspirant du gimmick de Lou Reed dans « Walk on the wild side »

AUTEUR : Serge Balcon / Ref SACEM : 3408907311

J’voudrais larguer cet univers
Juste inverser l’ordre des choses
Poser les clés sur l’étagère
Faire une pause

Plus envie d’jouer aux automates
Je veux casser le métronome
Mettre mon doigt sur une carte
Changer la donne

Ouvrir ailleurs une autre porte
Mais là une vraie, pas pour du beurre
Te protéger de mon écorce
des cris, des pleurs

Et figer le temps
Juste un moment
Rien qu’un instant
Oui figer le temps . . . et laisser . . .

Laisser dériver les îles . . .
Laisser dériver les îles . . .
Laisser dériver les îles . . .

Je n’veux plus regarder devant
Et oublier le paysage
Je veux devenir cerf-volant
Prendre le large

Laisser tomber les grands castings
les mots hostiles ou à l’envers
Ce monde qui se fait des liftings
Pour avoir l’air

Caser ma vie dans un rétro
Avec ses jeux artificiels
J’veux accrocher d’autres rideaux
Peindre le ciel

Et figer le temps
Juste un moment
Rien qu’un instant
Oui figer le temps . . . et laisser . . .

Laisser dériver les îles . . .
Laisser dériver les îles . . .
Laisser dériver les îles . . .

« Et si t’es partante pour ce deal
Je te servirai de boussole
Tu laisseras dériver ton île
. . . vers mon épaule »

Auteur : Serge Balcon / Ref SACEM : 3415788711

T’es ma carte postale,
la buée d’ mes Ray-ban . . .  ma valise.

T’es l’orange qui s’éprend,
de mes soleils couchants . . .  ma sanguine.

Je t’aime . . .  Je t’aime . . .  Je t’aime
. . .  Mais comment le dire !

T’es le feu d’mes alcools,
les glaçons qui se cognent . . .  dans mon spleen.

La fumée d’cigarette,
de mes Orient-express . . .  en dérive.

Je t’aime . . .  Je t’aime . . .  Je t’aime
. . .  Mais, comment le dire !

T’es le cri de mes foules,
celui qui me dessoûle . . .  et m’ enivre.

La gomme de mes barreaux,
les ailes de mes cachots . . .  illicites.

Je t’aime . . .  Je t’aime . . .  Je t’aime
. . .  Mais, comment le dire !

T’es la seule trajectoire,
qui traverse mes brouillards . . .  ma balise.

AUTEUR : Serge Balcon / Ref SACEM : 3403859211

Un vendredi normal sur Terre, banalité d’un quotidien
où l’on se fait de drôles de guerres
pour un strapontin.

Un vendredi normal sur Terre, jeu de tablettes et d’écouteurs
pour des millions de solitaires
ou de déserteurs.

Un vendredi normal sur Terre, la même rame qui endort
ça bouchonne aux marches de fer
de l’escalator.

Hum . . .
Hey ! Fanny et Bruno se croisent . . . Mais ne se voient pas.

(solo instrumental)

Un vendredi normal sur Terre, un ciel si gris qu’il veut pleurer
la rue entraîne dans sa rivière
que des égarés.

Un vendredi normal sur Terre, un ascenseur, des aquariums
je vois mon grand bureau de verre
surface nickel–chrome.

Un vendredi normal sur Terre, des papillons volent dans ma tête
vraiment, j’ai le cœur à rien faire
je surfe sur le net.

Hum . . .
Hey ! Léa et Paco se croisent . . . Mais ne se voient pas.

(solo instrumental)

Un vendredi normal sur Terre, demain c’est la grasse matinée
et je serai l’homme à tout faire
de tes volontés.
. . .
de tes volontés !
de tes volontés !

Hum . . .

AUTEUR : Serge Balcon / Ref SACEM : 3415664811

Sur les transats de Felixtowe
Les belles s’endorment
Les belles s’endorment
Leurs longues écharpes ou leurs chapeaux
Parfois s’envolent . . .

Sur la mer traîne comme un reflet
Vert indigo (*)
Vert indigo
Qu’un soleil pâle ne peut troubler
Planté trop haut . . .

Les passants sur Undercliff Road
Regardent au loin
Regardent au loin
Les voiliers qui longent la côte
Dans les embruns . . .

Lorsque s’endorment les rêves
à Felixtowe,
c’est que la journée s’achève
sur East Bergholt
On voit la nuit qui se lève
presqu’aussitôt,
. . . sur Felixtowe.
And time flows with the waves
to Felixtowe
. . .
à Felixtowe.

Les cerfs-volants et les boom’rangs
Jouent dans le ciel
Jouent dans le ciel
Alors que les cerceaux déhanchent
Les demoiselles . . .

De jeunes pirates aux boucles blondes
Donnent un assaut
Donnent un assaut
Capturent la barque du vieux Mc Coy
Le sabre haut . . .

Des solitaires lancent dans les vagues
Quelques galets
Quelques galets
Mais leurs espoirs s’en vont au large
Se résigner . . .

Lorsque s’endorment les rêves
à Felixtowe,
c’est que la journée s’achève
sur East Bergholt
On voit la nuit qui se lève
presqu’aussitôt,
. . . sur Felixtowe.
And time flows with the waves
to Felixtowe
. . .
à Felixtowe.

Sur les transats de Felixtowe
Les belles s’endorment
Les belles s’endorment . . .

(*) Volontaire

AUTEUR : Serge Balcon / Ref SACEM : 3416398211

Elle marche sur un rail, comme un funambule
Son pas où qu’il aille
veut la Lune.
Elle laisse derrière elle, tout c’qu’on accumule
Le fric, les galères
les rancunes.

Franchir une douane, la vie qui bascule
La fin de ce rail
la fortune.
Pour un ciel d’azur, un bout de lagune
et un sourire sur
pellicule

Just’ oublier
elle veut juste oublier
cette odeur de banlieue
Ces murs gris et crasseux
Pour ailleurs
trouver mieux
. . .
Juste oublier
elle veut juste oublier
Ne serait-ce qu’un instant
pour de faux faire semblant
être ailleurs
simplement

Et même si son rêve, semble minuscule
Léger aussi frêle
que l’écume.
Elle sait que l’espoir, ça brille et ça brûle
Et que dans le noir
Il s’allume.

Alors sur ce rail, comme un funambule
Cadence machinale
d’un pendule.
Elle rythme son pas et son corps ondule
Elle y croit encore
à la Lune.

Refrain

Elle marche sur un rail, comme un funambule
. . .
Qui veut attraper . . .  la Lune.

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